Liège, ville de gourmands

Parmi les mille et unes merveilles de la cité des Doges, sa gastronomie occupe une place de choix. Voici 5 restaurants ayant judicieusement tirés parti du terroir wallon, d’une richesse inouïe.

 

Le Danieli

 

 

En plein cœur de Liège, à quelque pas seulement de la Place Saint-Lambert, le Danieli est une institution. Ce restaurant italien, où officie le chef Daniel Demolin, est d’une rare constance. Et c’est tant mieux car les plats sont savoureux, généreux et l’ambiance agréable. A côté de la carte plus classique, à l’image de ce Vitello tonnato ou ces linguine aux vongole toujours aussi réussies, quelques suggestions se déclinent au gré des saisons et de l’inventivité du chef.

 

Les prix étant toujours bien maîtrisés au vu de la qualité des mets, il n’est pas étonnant que cet établissement puisse s’enorgueillir d’un Bib Gourmand bien mérité. Rarement un resto italien aura à ce point créé l’unanimité.


Le Danieli
Rue Hors Chateau 46
4000 Liège

http://www.ledanieli.be

 

 

L’Héliport Brasserie

 

On prend de la hauteur avec la Brasserie Héliport. Tournant définitivement le dos au passé étoilé du restaurant Héliport, cette brasserie contemporaine, lumineuse et accessible s’est installée au Sart-Tilman, dans le Château de Colonster. Résolument moderne, la cuisine de Frédéric Salpetier est colorée, goûteuse et parfumée. On y déguste par exemple un succulent œuf cuit à  basse température accompagné de son magret de canard fumé, chorizo et topinambour. Le homard, pour sa part, est préparé dans une soupe thaï au curry vert.

 

Que l’on se rassure, le chef n’en a pas pour autant oublié ses fondamentaux et propose d’incontournables boulets à la liégeoise ! Une adresse tout en simplicité où les prix sont raisonnables, ce qui ne gâche rien…

L’Héliport
Allée des Erables (Colonster)
www.heliportbrasserie.be

 

Frédéric Maquin

 

Plus classique mais tellement réconfortant, le restaurant de Frédéric Maquin a ouvert ses portes en 2002, déjà ! Proche de la Gare des Guillemins, le chef prépare avec un enthousiasme communicatif, des plats de saison pour une clientèle de fidèles acquise à sa cause. Et on la comprend, d’ailleurs, au regard des assiettes gourmandes que l’on sert ici. Sans ostentation, seul le goût semble intéresser notre chef. En cette saison, il prépare une caille des Landes désossée aux chicons et à la mandarine qui devrait enchanter les amateurs.

 

Si la décoration de cet établissement, est relativement sobre, elle n’enlève en rien le plaisir que l’on prend à s’y attabler.

 

http://www.fredericmaquin.be

 

 

Le Coq aux champs

 

En lieu et place d’un ancien restaurant de renom, portant déjà le nom du Coq aux champs, Christophe Pauly, a ouvert sa propre version d’une cuisine de terroir, façon gastronomique, en 2003. L’ensemble a été mis au goût du jour, grâce à une décoration épurée et lumineuse. A l’extérieur de cette imposante bâtisse, on perçoit immédiatement la chaleur de la salle au travers des fenêtres. Le chef, aussi discret que talentueux, a le souci du service et du détail.

 

Au fil des saisons, la cuisine de cet ardent défenseur du terroir wallon (et membre fondateur de Génération W), est de haute volée et appréciée de tous. En effet, si les techniques sont d’une rare complexité, les saveurs, elles, par leur évidence et leur côté naturel, plaisent à tout le monde. On se souvient, par exemple d’un somptueux et délicat lièvre à la Royale ou, plus récemment, d’une jolie cristalline de cèpes et foie gras. Nul repas ne se clôt ici sans son chariot de desserts et son incontournable sorbet à la violette.

 

http://lecoqauxchamps.be

 

L’Air de rien

 

Voici un autre grand chef à l’humilité déconcertante : Stéphane Diffels. Maîtrisant à merveille les produits de sa région, il se contente d’éblouir ses convives par l’assiette, sans esbroufe et en retrait. Ici ce n’est pas lui qui parle, c’est sa cuisine, inventive et inspirante. Il n’a d’ailleurs nul besoin de se mettre en valeur, sa cuisine en dit long sur son talent.

 

A la recherche constante de nouvelles associations, de goûts et de textures, le chef élabore un menu d’une quinzaine de plats qui racontent l’histoire de la nature environnante. Cela n’empêche pas Stéphane Diffels de conserver certaines de ses préparations fétiches, dont sa fameuse neige de foie gras ou son oeuf cuit à 64° qui se laisse savourer sans faim tant il est onctueux et régressif. Les amateurs de vins se réjouiront, par ailleurs, des accords vins et mets prodigieux, fruits d’une collaboration entre le chef et Marc Delvenne, le sympathique sommelier. Le restaurant étant de taille réduite, il est important de réserver. Un retour aux sources nécessaire.

 

http://www.lairderien.be

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