Le Passage

Ouvert en 1994, cet étoilé du quartier Saint-Job a déjà plus de 20 ans ! Nous étions déjà venus ici goûter à la cuisine de Rocky Renaud, il y a près de 10 ans. Sont-ce nos goûts, un manque de bol ou toutes autres raisons, quoi qu’il en soit nous n’avions (à l’époque) pas été plus emballés que cela. Il était temps de nous en refaire une idée, tant les autres critiques étaient convaincues, et avons accepté, sans hésitation, l’opportunité qui nous était offerte de redécouvrir cette institution uccloise.

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Restaurant Le Passage, une valeur sûre

L’espace a évidemment changé depuis notre précédente visite : le restaurant a annexé la maison voisine. En doublant son espace, la salle s’est agrandie et un espace privatisable a vu le jour. La déco, elle, est restée sobre, de bon goût et chaleureuse.

C’est installés et à l’entame des premières mises en bouche que la magie s’est opérée.

Le choix s’opère entre un menu classique, un menu du soir et une carte. Cette dernière, de saison, est relativement courte : une dizaine de choix au total, hors desserts. Ce qui n’est pas pour nous déplaire, d’ailleurs.

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Piochant à gauche et à droite, nous avons ainsi composé un repas aussi original que délicieux.

La salade de homard et chair de tourteau, taboulé, avocat et betteraves rouges en version « dégustation » est délicate, élégante et propice à accroître notre impatience à recevoir la suite…

Si, en entrée, le poulpe en cuisson longue, puis grillé servi sur un crémeux pommes de terre aux aromates et miel de tomates répond parfaitement à nos attentes, le carpaccio de gambas espagnoles, yuzu, caviar avruga et l’exquise huile d’olives de Frantio Cutrera est tout simplement bluffant. Somptueux. Cette spécialité du chef est une merveilleuse association équivalente à un accord parfait en musique : juste et évident.

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Une cuisine classique, mais tellement moderne

A ce stade du repas, nous étions déjà convaincus de la maîtrise du chef Renaud et la suite n’ a fait que renforcer cette impression.

Le ris de veau en escalopines croustillantes aux morilles est aussi succulent que le blanc de turbotin et crevettes grises belges, wok de légumes et sauce mousseline au Riesling. On a beau chercher, pour classiques qu’ils peuvent sembler, ces plats sont parfaitement réussis. Que ce soient les cuissons, les associations ou les portions, aucune fausse note.

Parmi les nombreux vins de la carte, principalement français, nous avons opté pour un Pouilly-Fuissé 2013 vieilles vignes de la Maison Collovray et Terrier, à la robe dorée et au nez rempli de fleurs blanches. Parfait sur la majorités des plats, un peu plus difficile cependant avec le carpaccio.

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Pour clore cette soirée sur une note sucrée, nous avons jeté notre dévolu, pour l’un sur le « tout chocolat » et pour l’autre sur l’éclair citron meringué et sorbet aux agrumes.

Que dire de plus ? Ce fut un moment gourmand comme on les aime, sans esbroufe mais d’une belle justesse, classique certes mais avec un salutaire grain de folie qui rend cette cuisine attachante.

Un dernier mot sur les prix, avec un menu trois services affichés à 55 euros, c’est une évidence de dire que le rapport qualité prix est intéressant.

Impossible de laisser encore passer dix ans avant de revenir au Passage !

Ouvert tous les jours de la semaine sauf le samedi midi, les dimanches et jours fériés.

  YoupiNote : 9/10

 

Le Passage
Avenue J & P Carsoel, 17
1180 Bruxelles

Tel : +32 2 374 66 94

http://www.lepassage.be

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Béatrice
Béatrice

Même expérience ! J’avais moi aussi attendu quelques années avant d’y retourner et j’ai été surprise ! C’est tout bonnement délicieux. J’y suis d’ailleurs retournée pour l’anniversaire de ma fille il y a quelques jours. Je risque de devenir une habituée à ce rythme !!!
Béa. (Wavre)

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