Le Neptune

(Fermé définitivement)  C’est tout près de la place Flagey que s’est récemment établi ce sympathique chef dont tout le monde parle : Nicolas Darnauguilhem. Autant dire que nos attentes étaient grandes, d’autant plus qu’il faut réserver sa place quelques jours à l’avance.

Le lieu tout d’abord : un petit resto, genre bistrot parisien.

Le Neptune
Le Neptune

La déco est simple, la salle donne sur la cuisine, les tables sont fort proches les unes des autres et le tout est assez bruyant. Voilà pour l’état des lieux.

Mais si Neptune est connu, c’est essentiellement pour sa carte, ou plutôt son menu unique, variant chaque mois au gré des envies et trouvailles du chef. Ce menu comprend six services et peut être accompagné des vins adaptés. Cette formule du « menu unique pour tous » peut ne pas convenir à tout le monde, tant certains plats sont particuliers …

Et donc, qu’avons-nous mangé ?

En mise en bouche, une mini soupe d’orties, un peu huileuse, est servie à température ambiante. Insipide et sans grand intérêt. Voyons la suite …

La première entrée, une huitre cuite servie avec des coques, des graines d’amarante, de la bardane et des poireaux offre une agréable surprise.

Huitres, coques, amarante, bardane et poireaux
Huitres, coques, amarante, bardane et poireaux

La seconde entrée, une bisque d’étrilles (petits crabes verts) aux asperges, radis, marguerite et chrysanthème est un peu trop amère. Par contre, le chrysanthème apporte une belle touche végétale et parfumée. Il devrait plus souvent être utilisé en cuisine.

Le premier plat, un merlu de Saint-Jean de Luz accompagné d’une pomme de terre, de lingots de Vendée (haricots blanc) et épinards est délicieux, même si le poisson est un peu froid.

Mais le second plat, pourtant plein de promesses (une canne semi-sauvage, jus de betterave, choux fleur et sésame noir) est une double déception. D’abord visuelle : comment oser présenter de la viande au milieu d’une sauce rouge telle une marre de sang ? Mauvaise idée. Ensuite, déception gustative : beaucoup de gras et, au final, peu à manger.

Viennent ensuite les deux desserts. Une infusion de rhubarbe à la lavande, oseille et sorbet de pamplemousse très rafraichissante et délicieusement parfumée. La tartelette au chocolat et son sorbet aux amandes clôt, de son côté, en beauté un repas erratique.

Le tout pour 43 €, ce qui n’est pas excessif (78€ avec vins adaptés).

Concernant les vins : un Morgon de Marcel Lapierre et un 100% Syrah d’Hevré Souhaut naturel, tout deux servis frais, ont fort bien accompagné le menu. La carte des vins, d’ailleurs, qui fait la part belle aux vins bios et naturels, est très intéressante. Pointons, par exemple, le « 1er rendez-vous » du Domaine Jousset en Loire ou encore le « Tradition Faugère » de Didier Barral en Languedoc Roussillon.

Que retenir ? Il y a de l’originalité et de la recherche, c’est incontestable. Le chef est inventif, et nous aimons bien cette démarche.  Mais au final ce qui importe, et ce qui reste, c’est la saveur globale d’un plat. Or, ici, elle n’était pas toujours à la hauteur de nos espérances. Dommage.

Ouvert le mercredi soir et du jeudi au dimanche midi et soir.

 

Le Neptune Le Neptune Le Neptune Merlu de Saint-Jean de Luz, pomme de terre, lingots de Vendée et épinards Canne semi-sauvage, bettraves, choux fleur et sésame noir

 

YoupiNote : 6,5/10

Le Neptune
Rue Lesbroussart, 48
1050 Bruxelles

Tel : +32 489 30 33 50

http://neptuneresto.com  

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